Les moutons

 

Sur ma route de vie, j’ai croisé bien souvent
Des gens dont j’ai aimé le chemin parcourir
Mais j’ai croisé aussi des gens très étonnants
Qui ne m’ont pas laissé un très bon souvenir.

Chacun a ses défauts, chacun a ses faiblesses
Ses qualités, ses dons et aussi ses richesses
Qui donc peut se prétendre être vraiment parfait
Si l’homme pur existe, je ne l’ai pas croisé.

Mais il y a des choses qui vraiment me hérissent
Dans les comportements que j’ai pu rencontrer
Je veux parler ici de ces chers altruistes
Qui détalent bien loin au moindre petit pet.

On suit le mouvement, on rejoint le troupeau
Pour ne pas avoir l’air d’être le pote qui
Reste malgré l’orage, le copain ou l’ami
De ceux que tous les autres ont jeté au ruisseau.

J’en ai vu bien des pleutres, des pétochards, des lâches
Qui au lieu d’une main tendue vers leurs amis
Ont préféré filer ou bien planter la hache
Qui viendra achever celui qu’on a banni.

A tous ces bien pensants qui a renfort de mots
Prônent l’humanité à coup de citations
Je dis si vous mettiez en pratique plutôt
Rien que pour un instant, vos conseils à la con.

Ces gens là ne sont pas de ceux que j’apprécie
Je n’aime le mouton que croisé en alpage
Ma porte leur est close, plus jamais de partage
Ces tristes sires, jamais, ne seront mes amis.

Je préfère en effet une haine affichée
A une fuite muette, à une désertion.
Je n’ai jamais lâché, laissant à l’abandon
Un ami que j’aimais pour suivre la cordée.

© Marie Le Corre, 11 janvier 2018

 

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