La paresse et la luxure

 

De la paresse on dit, mais est-ce bien justice
Qu’elle serait, vraiment, mère de tous les vices
Mais si je me bagarre contre la médisance
Pour la paresse j’ai, beaucoup plus d’indulgence.

Car qu’y a-t-il, enfin, de si répréhensible
Si l’on n’abuse pas, de se laisser aller
Aux langueurs du farniente en ôtant les fusibles
Et de savoir parfois, de tout, se reposer.

Qu’y a-t-il de méchant à bailler aux corneilles
A rester allongé le nez rivé au ciel
A rêver de vacances au lieu de travailler
La paresse me semble un bien bénin péché.

La luxure est un autre des péchés capitaux
Dont on nous met en garde, à grand renfort de mots
Il faudrait se marier pour faire des enfants
Mais surtout ne jamais prendre plaisir pendant.

De la luxure on a fait une immonde bête
Se gavant des plaisirs de la trop faible chair
Mais dans le creux d’un lit, en un doux tête à tête
Rien ne fait plus de bien que s’envoyer en l’air.

J’aime assez la luxure, elle me parait saine
Et tant qu’on fait l’amour il n’y a pas de haine
Aussi je ne saurais vous donner qu’un conseil
Usez de ce péché, c’est un péché véniel.

© Marie Le Corre, 20 mai 2007

 

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La médisance et l'envie

 

Elle sème le trouble, elle est souvent ténue
Blesse plus qu’elle ne sert, ne fait jamais silence
Je n’aime pas son air déguisé et faux cul
Un des pires péchés a pour nom médisance.

Je n’aime pas non plus quand en catimini
S’avance à petit pas sa complice l’envie
Jalouser son voisin ne donnera jamais
Du talent à celui qui n’en a pas un pet.

Beaucoup de guerres commencent avec ces deux mots-là
Médire est dangereux et fait de gros dégâts
Avant de colporter des rumeurs infondées
Mieux vaut de son derrière s’occuper en premier.

© Marie Le Corre, 19 mai 2007

 

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