Vous avez sans doute reçu deux newsletters aujourd’hui dont une n’est plus d’actualité car j’avais programmé deux billets pour le 2 février. Mille excuses.

 

Les feuilles

 

Au soleil du matin, qui doucement s’avance
Elle se laisse bercer par le souffle du vent
Ses nervures fragiles forment en transparence
Comme autant de chemins sur les lignes du temps.

J’aime son vert profond ou parfois bien plus tendre
Ses fines dentelures, ses courbes ou ses méplats
Ses arrondis, ses pointes, ou ses jolis méandres
Et ne me lasse pas d’en admirer l’éclat.

Rattachée à sa tige, ou bien posée à terre
Elle est force sauvage ou bien fragilité
La feuille de l’automne qui de l’arbre est tombée
M’émeut plus que tout autre, en sa vie éphémère.

La feuille de printemps, dans ses verts délicats
Réveille la nature jusqu’alors endormie
Et celle de l’été protège d’un grand toit
Les longues heures chaudes des siestes alanguies.

La feuille de l’hiver sur le sol oubliée
Petit à petit meurt, sous nos pieds écrasée
Elle a vécu sa vie, jamais ne renaîtra
Le soleil froid lui donne un tout dernier éclat.

© Marie Le Corre, 11 juillet 2016

 

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Les feuilles

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