La fourmi et le pissenlit

 

Une fourmi un jour
Epuisée, sans amour
Décida de filer
Dans les champs se planquer.

C’est dans un pissenlit
Qu’elle se glissa sans bruit
Pour pouvoir profiter
D’un repos mérité.

Car la jolie fourmi
Fatiguée du boulot
Et de sa colonie
Avait un gros bobo.

Une peine de cœur
Dont seule la jaune fleur
Pourrait la consoler
L’aider à oublier.

Oublier le travail
Oublier le sérail
Oublier de courir
Pour pouvoir se nourrir.

Aussi, bien installée
Elle se laissa aller
S’endormit doucement
Jusqu’au prochain printemps.

© Marie Le Corre, 17 juillet 2008 – Je dédie ce poème à  ANNIE

 

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